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Windsor, Versailles, Shönbrünn ...
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Louis XIV
par Largillierre
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La renaissance marque véritablement le point de départ de la cravate contemporaine. L'extravagance du costume masculin est le moyen de faire état de sa richesse.
Louis XIV et sa cour, faisant se tourner tous les yeux d'Europe vers Versailles, donneront à toute l'Europe l'exemple, en portant des cravates de plus en plus sophistiquées, ouvragées et coûteuses.
Le Roi Soleil avait un cravatier, dont le rôle était de présenter un assortiment de cravates au maître de la garde-robe, lesquelles devaient être en harmonie avec les vêtements choisis. Le choix fait, le cravatier ajustait le col et la cravate du roi.
De retour de son exil en France, le roi Charles II d'Angleterre ramène dans ses bagages, en 1660, les cravates auxquelles il a pris goût auprès de Louis XIV ; la mode prend outre manche mais les hostilités de certains de ses sujets sont moins discrètes qu'en France.
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Pour exemple cette remarquable anecdote :
Horace Walpole(1) était invité à une soirée à la cour d'Angleterre, donnée à l'occasion de la réception de visiteurs français. Son ami et sculpteur, Grinling Gibbons, farouche opposant à cette mode de la cravate, lui confectionna une cravate en bois ciselé pour singer l'extravagance de la mode française. Les français retraversèrent le chanel persuadés qu'il s'agissait d'une spécificité tout à fait britannique et qu'Horace Walpole n'était qu'un domestique.
(1) romancier et fils du précurseur du régime parlementaire britannique
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sculpture sur bois
de Grinling Gibbons
(1648-1721)
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A la fin du XVIIème siècle les cols deviennent plus hauts et plus rigides (dans tous les sens du terme). Il sert de faire-valoir au nœud de cravate.
Décrivant la bataille de Steinkerque (1692), Voltaire écrira dans Le Règne de Louis XIV : ... Les hommes portaient des cravates de dentelle autour du cou dont, la mise en place exigeait beaucoup de temps et de patience. Dans leur hâte à se préparer pour la bataille, ils avaient négligemment noué leur cravate autour du cou...
La cravate nouée "à la Steinkerque" est alors portée par une grande partie de la classe moyenne et de l'élite, y compris les femmes. Le fin du fin consiste à passer les extrémités des pans de la cravate dans une des boutonnières de la veste.
La dentelle est de plus en plus remplacée par un foulard, de belle étoffe certes, mais sans franges ni dentelle, ni pompons.
Le port de la cravate s'étend à toutes les colonies qu'elles soient françaises ou britanniques et en particulier en Amérique du Nord. C'est ainsi que les cajuns noueront un simple lacet faute de moyens.
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