Tipically british !
L'après révolution et le début du XIXème siècle sont marqués par le recul de toutes les certitudes : les classes moyennes des sociétés anglo-saxonnes ne savent plu où elles se situent et quel comportement elles doivent adopter.
C'est ainsi que chez nos voisins anglais, on invente le costume dit "habillé" qui, hormis quelques évolutions de forme et de tissus, se porte toujours aujourd'hui.
Il est constitué d'un pantalon, d'un gilet et d'une veste ou d'une redingote, le tout sur une chemise dont le col est orné d'une cravate.
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Acteur incarnant Brummel au théatre en 1906
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Cette façon d'habiller l'homme fut créée et lancée, comme on dirait de nos jours, par George Bryan Brummel (1778-1840), connu également sous le sobriquet de "The Beau". Issu de la classe moyenne, il avait créé le costume, simple pour l'époque, qui allait plaire à toutes les classe de la société et en particulier à son ami le Prince de Galles (futur roi George IV. Le Prince de Galles fut alors surnommé par les militaires, mais sans connotation péjorative, "The Dandy" car il était élégant.
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Si Brummel a pratiquement inventé le costume moderne, il a particulièrement brillé par la perfection, voire la maniaquerie, avec laquelle il a mis en valeur l'accessoire décoratif qu'est la cravate. Le costume étant devenu plus simple, la cravate devait faire la différence. Il lui fallait, chaque jour, trois cravates ; pour réussir à confectionner le nœud, il utilisait des carrés de mousseline ou de toile légèrement empesée ; tant que le nœud n'était pas à sa guise, il changeait de cravate afin que le tissus ne laisse aucune trace d'un précédent essai infructueux.
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Bien évidemment, cette mode traversa aussi bien la Manche que l'Atlantique après avoir fait fureur en Angleterre.L'Europe entière portait la cravate : pour preuve ce portrait de Ludwig Van BEETHOVEN (1770-1827).
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L'élégance passait par la cravate ! Elle fit le bonheur des gentlemen, des Dandies, des éditeurs de traités sur l'art de nouer la cravate.La littérature consacrée à la cravate et à l'art de la nouer fut prolifique au 19ème siècle dans toute l'Europe ; un ouvrage fut particulièrement remarqué en France : L'art de mettre sa cravate en seize leçons. L'auteur, un certain Baron Émile de l'Empesé (!), était, en fait, un ami de Balzac : Émile-Marc de Saint Hilaire. Balzac, qui avait préfacé cet ouvrage, écrivait :
"La cravate n'est pas seulement un utile préservatif contre les rhumes, torticolis, fluxions, maux de dents et autres gentillesses du même genre ; elle est encore une partie essentielle et obligée du vêtement qui, dans ses formes variées, apprend à connaître celui qui la porte".
La cravate se porte, ou, plus exactement, se noue de différentes manières ; ces planches extraites de l'ouvrage du Baron Émile de l'Empesé en sont un témoignage :

On dit que le poète Byron (auquel on attribue une façon de nouer la cravate) était adepte de la cravate nouée en nœud papillon ; cependant, il n'en porta jamais de sa vie.
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En revanche, Thomas Lipton (le marchand de thé) fut aussi célèbre par ses nœuds papillon à pois que par son thé.
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A cette époque, la "presse" prend son envol et les chroniqueurs, écrivains et caricaturistes s'en donnent à cœur joie....
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